Après la mort tragique de Nat, victime de pollution à la poussière, March sombre dans le deuil. Mais son quotidien bascule lorsqu’il découvre que l’esprit de sa femme s’est réincarné dans un aspirateur. Bien qu’absurde, leur lien renaît, plus fort que jamais — mais loin de faire l’unanimité. Sa famille, déjà hantée par un ancien accident d’ouvrier, rejette cette relation surnaturelle. Tentant de les convaincre de leur amour, Nat se propose de nettoyer l’usine pour prouver qu’elle est un fantôme utile, quitte à faire le ménage parmi les âmes errantes…

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Un premier long métrage jubilatoire, d’une richesse inouïe, qui renouvelle totalement le film de fantôme par un scénario à la fois fluide et à plusieurs lectures, et une parabole sur les affres de la mémoire.

Avec sans doute l’un des concepts les plus intrigants du dernier Festival de Cannes, le film thaïlandais « Fantôme Utile » fut l’une des grandes surprises de la Semaine de critique, dont il est reparti avec le Grand Prix. Une récompense fort méritée pour ce film fantastique, qui démarre presque comme une parodie façon série Z, pour aboutir à une parabole politique inattendue sur l’Histoire du pays.