Enzo, 16 ans, est apprenti maçon à La Ciotat. Pressé par son père qui le voyait faire des études supérieures, le jeune homme cherche à échapper au cadre confortable mais étouffant de la villa familiale. C’est sur les chantiers, au contact de Vlad, un collègue ukrainien, qu’Enzo va entrevoir un nouvel horizon.

 

Un film de Laurent Cantet réalisé par Robin Campillo. La formule – inédite – dit bien toute la singularité de cette œuvre, fruit d’une solide amitié et d’une profonde complicité artistique : Laurent Cantet, cinéaste disparu il y a un an, avait co-écrit le scénario et bel et bien prévu de tourner cet Enzo qui devait être sa dernière réalisation. Le destin en a malheureusement décidé autrement et Robin Campillo a décidé de mener le projet à son terme. Il faut rappeler que les deux cinéastes étaient très liés et avaient déjà écrit six films ensemble, de Entre les murs à L’Atelier. Enzo s’est donc nourri du talent partagé, de l’humanité, de la sensibilité communes de Cantet + Campillo, et le film est doublement formidable.